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Vie ma vie d’au pair aux Etats-unis

Hey toi ! Joyeux Lundi !

Comme promis, je reviens vers toi sur ces deux années en Louisiane pour te raconter un peu ma vie en tant qu’au pair aux Etats-Unis.

Tout d’abord tu dois peut-être te poser la question sur le rôle de l’au pair et je suis là pour toi !

Jeune fille au pair: La promesse

Devenir jeune fille au pair ou jeune homme au pair c’est l’opportunité d’aller vivre pendant 6 mois, 1 an, 1 an et demi ou même 2 ans comme dans mon cas, dans un pays étranger. Plus précisément dans une famille, en ayant la possibilité d’apprendre une nouvelle langue et une nouvelle culture, tout ça en étant nourri, logé, blanchi et même payé (un petit peu) chaque semaine. En échange l’au pair s’occupe généralement d’une partie de l’éducation et/ou du divertissement des enfants et de quelques tâches ménagères.

Et là tu te dis « mais c’est une opportunité de dingue, ça !! » et pour une fois je ne vais pas te contredire, si il y bien quelque chose que je conseille aux gens qui se sentent un peu perdus face au futur et qui ont envie de passer une année différente loin de chez eux c’est bien cette expérience là. C’est un super tremplin pour s’ouvrir au monde, s’améliorer ou apprendre une nouvelle langue et bien sûr voyager !

Donc là tu attend que je te parle du retour de la médaille, de pourquoi toutes les meufs et tous les mecs paumés dans une université qui essaient de passer un diplôme qu’ils ne savent pas comment ils vont utiliser ne partent pas eux aussi. Je te rappelle alors qu’en échange de ce cadre de vie, il va aussi falloir s’occuper d’enfants et s’occuper des enfants des autres, il faut être honnête, c’est juste pas donné à tout le monde, voilà.

Alors non, je vais pas te faire la liste des critères à avoir pour devenir au pair et ne pas craquer et retourner chez ta mère au bout de 3 mois parce que, de un, des listes comme ça tu peux en trouver tout plein sur Youtube ou sur internet, et parce que, de deux, si tu peux pas blairer les gamins autours de toi chez toi, en France, c’est pas parce que tu sera payé pour ça que ça va faire passer la pilule.

Et oui, c’est pas des vacances tout ça. Ça s’appelle un échange, et le principe d’un échange c’est que quand tu reçois, tu donne aussi. Donc si tu reçois une chambre, à manger à tous les repas et de l’argent de poche et aussi un billet d’avion aller-retours par la même occasion t’es pas vraiment censé te plaindre d’avoir à lire 45 fois par jour le même livre et à dessiner le système solaire toutes les demi-heures.

Comment je me lance ?

Si tu es encore ici bravo, et merci aussi ! Maintenant rentrons un peu plus dans les détails. Bien sûr je vais te parler de ma propre aventure et du coup, vu que je suis partie il y a 6 ans déjà, ça à dû un petit peu changer. Je sais aussi que tu sais te débrouiller et faire des recherches donc tout devrait bien se passer pour toi.

La première démarche pour devenir au pair aux Etats-unis c’est de s’inscrire dans une agence. N’essaie pas les détours, pour les pays européens et pour l’Angleterre c’est assez facile de partir sans agence, mais ça ne vaut vraiment pas la peine de prendre le risque de partir sans aux Etats-unis.

Personnellement je suis passée par Euraupair et je n’ai eu aucun problème avec eux durant les deux ans. Je pense que les autres agences comme Cultural Care, Aupair Care, et Aupair in America sont aussi très bien mais un peu comme ça au pif je suis tombée sur Euraupair et c’était très bien pour moi.

Une fois le premier contact pris avec l’agence il a fallu que je passe un test psychométrique pas trop compliqué et après ça j’ai dû compléter mon dossier d’inscription. Pour moi c’était la partie la plus stressante, tout se jouait sur mon dossier et je voulais qu’il soit parfait. Montages photos, références de baby-sitting, certificats médicaux, j’ai même fait une vidéo Youtube histoire de mettre toutes les chances de mon côté. Et vu que je suis cool et que le ridicule ne tue pas je te la met en lien juste ici.

Après avoir envoyé mon dossier il à très rapidement été mis en ligne et là, je n’ai aucune idée pour maintenant mais avec euraupair, à l’époque, il fallait attendre que les familles te contactent. Donc j’ai attendu, j’ai même attendu tellement longtemps qu’entre temps je suis partie quelques mois pour être au pair à Chamonix. Et un jour je découvre enfin un petit mail dans ma boite de réception, une famille voulait me rencontrer. Après quelques échangent de mail et un skype nous avons « matché » !

A partir de là les choses ont été assez rapides. En l’histoire d’un mois, un mois et demi, je suis allée à l’ambassade des Etats-Unis à Paris (oui, c’est un passage obligatoire) pour faire une demande de visa, j’ai reçu mon visa, j’ai préparé mes valises, reçu mon billet d’avion et tout ce dont j’avais besoin pour arriver aux USA et le 12 mai 2012 j’étais dans l’avion direction New York.

Avant de partir j’ai aussi eu une réunion d’information dans un centre Euraupair pas loin de chez moi où j’ai rencontré mon Héloïse, qui, elle aussi partait le même jour que moi, avec qui on s’est soutenues tout le long de nos aventures, avec qui j’ai voyagé et avec qui je fais encore régulièrement des soirée pyjama ! C’était plus que rassurant de ne pas vraiment partir toute seule et j’avais moins l’air d’une cruche quand on s’est toutes les deux mise à pleurer dans l’aéroport, séparées de nos parents par une vitre !

Le début de l’aventure:

Tu veux savoir ce qui est bien avec les agences d’au pair aux Etats-Unis ?

C’est qu’on ne te jettes pas dans ta famille comme ça tout de suite, non ! D’abord, histoire de rassurer les familles d’accueil et de faire plaisir aux au pair tous les nouveaux arrivants passent par une semaine de training à New-York.

Alors, on va être honnête une fois de plus, les cours sont un peu relous et selon les agences, l’hôtel où ça se déroule n’est pas tout le temps à New-York même. Mais je dois avoir une bonne étoile, j’ai eu beaucoup de chance, j’été en plein centre de la grosse pomme, à côté de Central park et même si les cours prenaient une bonne partie de la journée dans le sous sol d’un YMCA sans fenêtres, tous les soirs, avec mon groupe de nouvelles copines au pairs on partait vadrouiller. Une semaine de tourisme tout frais payé à New York, c’est comme ça que je me souviens de mes premiers pas aux US !

Et puis arrive le moment de se lancer pour de vrai, de dire au revoir à toutes ces nouvelles copines, de se promettre de garder le contact et de se retrouver les unes chez les autres quand le temps le permettrait, et puis de prendre l’avion vers nos familles d’accueil respectives.

L’arrivée dans la famille :

  • Ma famille :

On passe aux choses interressantes, celles que tous le monde veut savoir !

Alors ma famille d’accueil était géniale mais très différente de ma propre famille, donc il m’a fallut un petit temps d’adaptation.

C’est une famille normale, avec un papa et une maman, américains tous les deux, et deux jumeaux, une fille (Zee) et un garçon (Bee), de deux ans et demi quand je suis arrivée et forcément 4 ans et demi quand je suis partie. Mais en plus de ça il y avait aussi les grands-parents maternels, avec qui les enfants passaient une grosse partie de leur semaine. Ça déjà, c’est un peu moins commun.

Pour tout t’expliquer, c’est une famille qui vit depuis des générations au même endroit, dans le même village, dans la même ferme, dans les mêmes maison. Les grands-parents habitent dans la ferme, et leurs enfants ainsi qu’un cousin habitent aussi dans des maisons autours de cette ferme. D’où la nécessite du temps d’adaptation pour moi qui vit dans une famille basique.

  • Mon rôle :

Clairement, vu que nous sommes en Louisiane et que cette famille est très connectée à ses origines, qui sont françaises, et à leur culture cajun, où le français est super important, leur but était d’avoir des enfants bilingues. C’était en fait même leur seul critère pour avoir besoin d’une au pair. Ma mission était simple, je devais parler en français et uniquement en français aux enfants et c’est tout. Pas de repas à préparer, pas d’enfants à déposer à l’école et au début presque pas de responsabilité avec les enfants autre que de jouer avec eux, en français. Pour être bien claire, je n’étais quasiment jamais seule avec les enfants pour une bonne partie de la première année. Après les choses on changé et j’ai eu plus de responsabilités ce qui m’a un peu soulagée pour être honnête.

Mon planning était absolument génial par contre, je travaillais de 9h à 17h du lundi au vendredi et j’avais tous mes weekends de libre.

Les journées étaient toujours pleines de surprises, j’arrivais toujours le matin à 9h dans la ferme des grands-parents pour un petit déjeuner en famille et après ça, jusqu’à 17h je ne savais quasiment jamais ce qu’il allait se passer. Ça aussi, ça demande un peu d’adaptation ! On pouvais aller à la piscine avec la grand-mère, aller s’occuper des vaches, rentrer chez les parents et lire des livres ou faire de la peinture, ou aller au magasin de bricolage avec le père, ou aller à la bibliothèque ou à la pizzeria pour prendre le déjeuner avec le grand-père, c’était complètement imprévisible. Ça évite la monotonie c’est sûr mais c’est aussi pas vraiment pratique si t’avais pas prévu de passer ta journée avec la clim à 17 degrés alors qu’il fait 36 dehors et que t’es partie avec un short et un t-shirt et pas plus. Au moins ça m’a appris à toujours avoir un gilet et une écharpe avec moi !

Niveau salaire j’étais payée comme tous le monde et comme indiqué dans le programme, 200 dollars par semaine, soit 800 dollars par mois, ce qui, quand tu es nourrie, logée et blanchie est plus que respectable. En faisant attention j’ai pu faire plusieurs jolis voyages et beaucoup de journée shopping aussi !

  • Mon chez moi :

Chanceuse que je suis (encore une fois !) je suis donc arrivée en Louisiane. Je dis souvent que j’étais à Lafayette, alors qu’en fait j’étais à 30 min de Lafayette, dans la petite ville d’Abbeville, mais en fait pas vraiment au centre d’Abbeville non plus. En fait j’était dans le hameaux de Meaux si tu veux tout savoir. Je t’ai l’ai dit y’a beaucoup d’influence française en Louisiane.

Et dans ce petit hameaux de Meaux, sur la ferme des grands-parents, j’ai eu la chance d’avoir ma propre petite maison à moi toute seule et même ma propre petite voiture à moi toute seule que je pouvais prendre pour aller absolument partout où j’avais envie d’aller, à n’importe qu’elle heure du jour et de la nuit en dehors de mon temps de travail. Oui, oui, j’avais vraiment des host géniaux ! Et la Louisiane étant un état du sud assez rural, la voiture c’était juste complètement essentiel même pour faire 3 minutes à pied !

  • Ma relation avec la famille :

C’est peut-être ce qui m’a le plus déstabilisé au début mais j’ai appris à m’y faire et à l’apprécier. Pour tout t’expliquer je suis tombée dans une famille pas vraiment expressive comme tu t’y attend dans une famille typique américaine, pas de hugs, pas de gens qui parlent fort. Ma famille d’accueil est très raffinée, assez réservée, et très très centrée sur la famille. Au début j’étais mal à l’aise, c’était très différent de chez moi où personne n’a de complexe, où l’on à tendance à boire du vin et manger du saucisson en racontant n’importe quoi à table pendant des heures. Donc l’œuf poché au petit dej en famille tous les matins ça m’a carrément déstabilisée.

Et au fur et à mesure, lentement, on a appris à se découvrir et à se faire confiance eux et moi, j’ai vu que je faisait partie de leur famille même si leurs famille était très différente de la mienne. J’ai compris qu’ils attendait de moi que je sois indépendante sur mon temps libre, que je les respecte et que je donne tout ce que pouvais donner pour leurs enfants. Et c’est exactement je que je recherchais aussi. Donc non, je ne suis pas devenue la meilleure amie de ma famille d’accueil mais nôtre relation était vraiment très agréable, pleine de respect et de soutient.

  • Ma vie en dehors de la famille:

Autant te dire qu’au début c’était assez minimum du point de vue vie sociale. Le programme au pair aux Etats-unis impose une réunion mensuelle avec tout(e)s les au pairs des alentours et de la même agence et leur conseillère commune, et c’est comme ça que la plupart des au pairs se construisent une vie sociale. Seulement il s’est avéré que j’étais la seule et unique au pair pendant pas mal de temps et que mes rendez-vous étaient des têtes-à-têtes avec ma conseillère belge Catherine qui est, soit dit en passant, une personne absolument fantastique, qui m’a beaucoup aidé et soutenue et avec qui j’ai toujours passé de bons moments.

Donc en dehors des meetings au pair et du travail j’étais assez seule au début. Par contre j’ai eu la chance de m’être inscrite, sous le conseil de ma famille d’accueil, à la meilleure salle de sport où je suis jamais allée, genre, la taille d’un centre commercial, 3 piscines, sauna, jacuzzi, bar et restaurants inclus et j’en passe et des meilleures. J’ai donc passé la majeure partie de mes fins d’aprem là bas, mais encore une fois, j’ai eu du mal à faire des connaissance à la salle de sport.

Mes weekends étant tous libres, j’avais décidé de visiter tout ce que je pouvais visiter de la Louisiane, du plus petit musée de cajun jusqu’au plus grand campus universitaire de l’état. Et puis pour les premiers mois c’était à peu près tout. Jusqu’au jour où, comme je te l’explique dans l’article précédent, j’ ai décidé de me mettre un coup de pied dans le derrière et d’aller dans un bar ! Si tu veux en savoir plus clique ici, j’ai trop la flemme de tout répéter.

  • Les voyages :

Quand je suis arrivée aux Etats-Unis mon but était clair, tout mon argent devait être économisé et dépensé exclusivement dans les voyages et la découverte du pays. Et même si avec le temps j’ai aussi fait pas mal de journées shopping et accumulé des tonnes de fringues j’ai plutôt bien tenu ma promesse.

J’ai eu la chance de passer du temps à Miami, deux fois, une fois pour des petites vacances avec Héloïse et une deuxième fois avec mes frères, en allant sur la route d’Orlando pour aller voir Mickey à Disneyworld. Je suis retournée à New York, j’ai visité Boston, et je suis allée voir mon cousin à Montréal deux fois. J’ai passé un weekend à la plage en Alabama, et un à visiter Houston. J’ai visité Los Angeles en une semaine et c’est à peu près tout. La plupart des au pairs prennent souvent l’option de passer un mois supplémentaire à voyager à la fin de leurs contrats, c’était mon plan aussi mais étant donné que je voulais aussi revenir après mon été en France en tant qu’étudiante et qu’il y avait pas mal de dossiers à remplir c’est complètement tombé à l’eau, mais c’est comme ça !

Et ben voilà ! Je pense que je viens d’écrire l’article le plus long et surement le plus chiant aussi, de l’histoire de ce blog mais il était essentiel pour moi. Si jamais je peux aider quelqu’un à se lancer ou à se préparer à cette vie d’au pair ce serait génial sinon ça fait toujours du bien de s’ouvrir au monde et d’en connaitre un peu plus sur cette façon un peu particulière de voyager.

Je t’envoie pleins de paillettes et de bonnes ondes et on se dit à la prochaine !

Bisous

Aurlane, pâtissière, prof de yoga, voyageuse et rêveuse de compétition, j'aime danser, chanter toute seule dans ma voiture, boire du thé, cuisiner, marcher pieds nus, lire des livres au soleil et faire plaisir aux gens qui m'entourent.

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